Archives Marketing direct

ACCUEIL / Archive by category "Marketing direct"

Alcool : comment bien communiquer sur le Web face à la loi Evin ?

Adoptée en 1991, la Loi Evin, qui encadre la communication et la publicité sur le tabac et l'alcool, a été adaptée en 2009 pour répondre aux nouveaux enjeux nés de la révolution digitale.

Cette infographie présente les étapes et les règles à respecter, ainsi que leurs interprétations, notamment par le biais du " Code Alcool de l'ARPP ", afin d'effectuer une communication sereine et respectueuse en display comme en vidéo sur le Web.

Infographie réalisée par l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) et TradeLab, société spécialisée dans les campagnes publicitaires Web Wisplay, mobile et vidéo en Real Time Bidding.

Petit guide pour reussir son emailing de fin d’annee

L'email n'est pas mort ! "Souvent décrié, l'email est aujourd'hui le principal canal de communication des campagnes marketing, rappelle Franck Negro, directeur général d'Experian Marketing Services France, qui revient sur la genèse du nouveau livre blanc d'Experian, expert de la qualité des données : "Le guide marketing des fêtes de fin d'année"."Nous avons souhaité analyser les usages de l'email dans un contexte de fêtes, période cruciale pour le chiffre d'affaires du retail, des pure players et du tourisme, notamment."

 

Quels sont les principaux enseignements de cette première étude – qui analyse donc les résultats de l'activité d'emailing de la fin de l'année 2014, en France, en Allemagne et en Espagne ? Premier constat : sur la période de septembre à début janvier, les communications emails dédiées aux fêtes de fin d'année représentent en moyenne 10 % des campagnes marketing de la période, en 2014. "Le nombre d'emails envoyés s'accélère les deux premières semaines de novembre, puis nous observons un pic après la première semaine de décembre, explique Franck Negro, avant une pause la veille et le jour de Noël, avec l'envoi d'emails plus relationnels que promotionnels."

Ainsi, 50 % des emails "festifs" sont envoyés après la première semaine de décembre. "Le volume total de campagnes envoyées au cours de cette période est cependant resté constant, ce qui suggère que la majorité des marketers ont en fait remplacé des communications régulières pour des communications liées aux fêtes", note encore le directeur général d'Experian Marketing Services France.

Autre tendance : certains événements marketing ancrés aux États-Unis émergent en Europe, à l'instar du Black Friday. En 2014, la volumétrie d'emails envoyés a progressé de 136 %. Donnée supplémentaire livrée par l'étude : 49 % des campagnes festives contiennent des promotions en France, contre 39 % en Espagne et 35 % en Allemagne.

Travailler la performance

Surprise ? Les campagnes dédiées aux fêtes n'obtiennent pas les meilleurs résultats en termes d'ouverture et de clics, en comparaison des campagnes classiques exécutées sur la même période. Rien d'étonnant pour Experian Marketing Services. "Nous pensons que ces emails de fête manquent de ciblage et de personnalisation par rapport aux profils des destinataires, analyse Franck Negro. Ainsi, seules 6 % des campagnes réalisées sur la période de fête contiennent une personnalisation de l'objet de l'email."

Le résultat est sans appel : le taux de réactivité aux emails est plus faible en France qu'en Allemagne ou en Espagne. "La segmentation est l'un des challenges de la fonction marketing en France, réagit Franck Negro.

Le secteur le plus performant en taux de clics est celui des médias et de l'édition. Le plus mauvais élève est le secteur de la mode, pour lequel l'étude constate des envois d'emails à des audiences larges, avec des taux d'ouvertures qui ont baissé de 7 % pour les campagnes de fêtes et des taux de clics en chute de 37 % par rapport aux campagnes exécutées au cours de la période.

Enfin, pour augmenter le taux de clics, le livre blanc relève le rôle déterminant des objets d'emails. Les termes de "Noël", "cadeaux" ou "offert" seraient ainsi à bannir au profit de mots plus "originaux".

6 bonnes pratiques pour réussir sa campagne d'emailing de fin d'année

1/ Comprendre son audience pour répondre spécifiquement à ses besoins.

2/ Personnaliser ses communications pour sortir de la masse.

3/ S'assurer de la qualité des données pour augmenter son niveau de délivrabilité.

4/ Gérer la pression commerciale pour éviter l'insatisfaction client et les désabonnements.

5/ Optimiser l'expérience client, en pensant mobile et mobilité (emails et sites Web en responsive design, par exemple)

6/ Soigner le contenu, et en particulier la forme de l'email.

En résumé :

 

Le cadeau rêvé du directeur marketing B to B pour Noël

Publié le par

Cinq membres du Club des directeurs marketing et communication de l'IT (Cmit) partagent leurs voeux réalistes ou rêvés de cadeaux pour Noël.

Des leads connectés augmentés pour le channel

Cher Père Noël,

S'il-te-plaît, arrête de m'envoyer des leads qui s'évanouissent dans la nature et créent une tension avec les ventes et la finance. Dépose-moi une console ou une app mobile pour piloter l'activité channel ; un truc de start-uper qui puisse suivre façon Uber et Google Map les leads qui seraient connectés – comme le sont les personnes et les objets – pour savoir à tout moment où ils sont, comment ils progressent, qui les développe entre channel sales, distributeur et partenaire, force de vente directe, avec une interface graphique augmentée – tu vois avec façon lunettes Oculus Rift – et on pourrait rester en réseau avec les parties prenantes naviguer au sein du lead dans toutes ses dimensions (initié quand et comment, passé par quelles étapes, valorisé à combien …), se le passer et collaborativement le transformer.

Michel Mariet, président du Cmit et directeur marketing partenaires, digital transformation, Oracle EMEA

MMariet CMIT

 

Où en sont les directions marketing dans leur stratégie data ?

La data aura été, en 2015, considérée comme le Graal pour des directions marketing. Mais où en sont les professionnels dans leurs projets data ? Telle est la question à laquelle se propose de répondre l'étude "Enjeux data des Décideurs Français", menée par iProspect et Les Echosmédias auprès de 600 décideurs, de grands groupes comme de TPE / PME. Le point sur les principaux enseignements.

  • La data "digne d'intérêt"

Sans surprise, la data est bel et bien au coeur des préoccupations des décideurs interrogés. 88 % d'entre eux déclarent, ainsi, que la data est "un sujet digne d'intérêt", et 41 % le considèrent comme "prioritaire". Le tourisme, la banque et la distribution sont les trois secteurs les plus concernés par l'analyse des données.

Digne d'intérêt, la donnée n'est cependant pas toujours exploitée de manière stratégique : tel est le constat partagé par 62 % des sondés. 79 % des décideurs français reconnaissent aussi manquer de temps et de ressources pour mettre à profit la quantité de données collectées.

  • Une stratégie data dans les 18 mois

Bonne nouvelle : 66 % des décideurs ont prévu d'implémenter une stratégie data dans les 18 prochains mois. Ainsi, les démarches de réorganisation ont déjà été entamées dans ces entreprises – près de 60 % des interrogés déclarent que les directions marketing et DSI collaborent sur les sujets data -, ainsi que celles d'accompagnement et de conseils.

  • La DMP en ligne de mire

Le déploiement des outils CRM et Web Analytics est déjà bien avancé dans les entreprises interrogées. En ligne de mire, à l'horizon 2016-2017, la mise en oeuvre d'une Data Management Platform (DMP), pour 54 % des décideurs. Seuls 15 % des décideurs français ont déjà sauté le pas de la DMP. Autre projet : la stratégie de mesure, à 6 ou 18 mois, pour un quart des sondés.

Une DMP, oui, mais pour quoi faire ? Plus d'un tiers des interrogés considèrent que le premier bénéfice d'une DMP est d'améliorer la connaissance client (36 %).

  • Temps, coût : quels sont les freins à la stratégie data ?

Plus de la moitié des décideurs considère que le temps nécessaire au déploiement d'une stratégie data représente un frein, tout comme le coût de sa mise en oeuvre. Pour 45 % des interrogés, la difficulté réside aussi dans le nombre d'acteurs réunis autour de la table.

Autre frein : le choix épineux du bon partenaire. Ainsi, 85 % des professionnels déclarent qu'il est difficile d'identifier les meilleurs partenaires techniques pour gérer les données. Le "bon" partenaire data pour les dirigeants doit disposer d'une approche opérationnelle, être orienté sur les résultats business et intégrer la dimension organisationnelle.

 

  • Un besoin d'accompagnement

Près de 90 % des décideurs prêts à sauter le cap du déploiement d'une stratégie data, dans les 18 mois, déclarent avoir besoin d'accompagnement. Ces besoins vont semble-t-il bien au-delà de l'aspect technologique : 34 % attendent un accompagnement sur la réflexion business et organisationnelle

  • Les solutions des marques médias plébiscitées

86 % des sondés pensent que les marques médias proposent des solutions data pertinentes, qui, croisées aux données CRM, nourrissent la connaissance client.

Méthodologie : L'enquête a été menée, en ligne, du 3 au 15 septembre 2015, auprès de 600 décideurs français. Plus de la majorité des répondants (67 %) font partie de la direction générale de leur entreprise et 31 % interviennent au sein des directions marketing, digital, développement, communication, data et CRM.

 

Star Wars : La Poste lance sa première gamme complète de produits à l’effigie d’un film

Star Wars, première ! À l'occasion de la sortie de l'opus Star Wars : le réveil de la Force, La Poste a conçu et commercialise, pour la première fois, une gamme complète à l'effigie d'un film, en édition limitée. "Une expérimentation", selon Céline Baumann, directrice de la communication commerciale de la branche services courrier colis de La Poste, sur laquelle le groupe met le paquet. "Nous avons fait le choix de moderniser la gamme de produits et de l'élargir", confirme Céline Baumann. Ainsi, sept produits classiques ont été mis aux couleurs du film – du timbre à l'effigie des grands héros de la saga aux cartes de voeux R2-D2, Chewbacca et Dark Vador – auxquels s'ajoutent des créations originales, à l'instar de l'Origamix, une enveloppe pré-timbrée qui se transforme en un origami du vaisseau X-Wing ou du célèbre robot R2-D2.

"Nous espérons un gain d'image"

En misant sur la puissante licence cinématographique de Disney, La Poste espère bien transformer l'essai. "Star Wars est un bon film pour se lancer, explique la directrice de la communication commerciale, grâce, notamment, à la dimension intergénérationnelle de la saga." Résultat des ventes et marges par rapport au coût de la licence permettront de dresser le bilan, sans oublier le gain d'image escompté par le groupe. "Nous souhaitons montrer que La Poste a la capacité de créer des produits qui génèrent des ventes en bureau de poste, ou sur le Web, explique Céline Baumann. C'est également l'occasion de vérifier l'appétence du public pour les produits liés à l'actualité." Les premiers chiffres vont dans le bon sens : en cinq jours, 35 % des stocks des timbres Star Wars ont été vendus, tandis que l'Origamix a réalisé 14 % des ventes en une semaine.

Une campagne "maline"

Pour accompagner la sortie des produits, en vente depuis le 16 novembre, un dispositif de communication inédit a été déployé. Le mot d'ordre de La Poste ? "Une campagne maline ! réagit la professionnelle, car nous utilisons les médias propriétaires : camions, boîtes aux lettres, bureaux de poste et notre site Web – et son million de visites quotidiennes – sont habillés avec les héros de Star Wars." S'ajoutent les plus classiques annonces dans la presse, ainsi qu'un film, en ligne depuis le 13 novembre, déjà visionné près de 500 000 fois sur You Tube.

Ludique, la campagne se décline aussi en jeux-concours. Chaque achat d'un produit Star Wars, en point de vente ou sur l'e-boutique, donne au consommateur la possibilité de recevoir un code unique à entrer sur le mini-site de La Poste, pour gagner une projection privée du film, le 16 décembre. La stratégie de viralisation de La Poste passe aussi par les réseaux sociaux, "afin de faire connaître la marque à des cibles plus jeunes", complète Céline Baumann.

À Lyon, Bordeaux et à Paris (15 et 16 décembre), les internautes sont invités à participer à un concours, avec le hashtag #LaPosteStarWars. Les gagnants de l'opération (agence The Persuaders) sont livrés chez eux ou au travail, par un facteur accompagné de Stormtroopers. Les images sont partagées sur Twitter et Periscope. De quoi signer pour l'entreprise… un retour en force !

5àsec entre dans le bain de la transformation digitale

Bérénice Durand, nouvelle directrice marketing et communication de 5àsec

Bérénice Durand, nouvelle directrice marketing et communication de 5àsec

Le concept de 5àsec, leader mondial du nettoyage et de l'entretien des textiles, créé en 1968, aurait-il pris la poussière ? Pour ne pas risquer l'uberisation – déjà annoncée pour le pressing traditionnel -, le groupe prend les devants et plonge dans le bain de la transformation numérique. Objectif : proposer un nouveau type de pressing, plus "moderne". "La marque possède de nombreux atouts, comme sa notoriété, un réseau national très développé et 47 ans d'expérience, commente Bérénice Durand, nouvelle directrice marketing et communication France de 5àsec, dont l'arrivée est annoncée par le groupe le 23 novembre. Mais, la marque vieillit et doit donc se repositionner en termes d'images pour séduire la nouvelle génération."

La feuille de route donnée à la directrice marketing et communication ? Remettre le client au coeur du métier. "Cela passe par la digitalisation", précise la nouvelle recrue, transfuge de Groom Box, conciergerie spécialisée des services du quotidien par consignes connectées, cofondée par cette ancienne journaliste, en 2013, et récemment acquis par 5àsec. Le rapprochement entre les deux entités n'est pas le fruit du hasard. "Cela fait sens, car le pressing représente 80 % des demandes des clients de Groom Box, dont les consignes sont installées dans les entreprises ou sur le parcours quotidiens des individus", poursuit Bérénice Durand. Le principe : déposer et récupérer votre linge, dans des consignes différentes, 24h / 24 et 7 jours / 7.

Nouveau site web, nouvelle appli

Le concept peut-il inspirer l'ensemble du réseau de l'enseigne 5àSec ? Apporter plus de services, notamment digitaux, dans l'entreprise fait bien parti des défis de Bérénice Durand. Au programme : la refonte intégrale du site web, avec un service de géolocalisation notamment, et une application, deux nouveautés opérationnelles entre le premier et le deuxième semestre 2016.

Autre révolution en cours : le questionnement sur le magasin physique. "Le pressing en centre-ville a-t-il encore un sens, interroge la directrice marketing. Nous travaillons sur la réinvention de l'espace et les nouvelles formes de présence, comme un magasin digitalisé ou l'implantation dans des lieux où les pressings ne sont pas encore présents, à l'instar de notre démarche dans le métro d'Issy-les-Moulineaux." La modernisation passe aussi par une nouvelle Charte de magasin, déjà déployée dans une quinzaine de 5àsec. Le gris et l'orange des espaces se mutent en blanc, prune et orange, des couleurs plus "cosy".

Et l'environnement ? Impossible, à quelques jours de l'ouverture de la COP21, de faire l'impasse sur le volet environnemental. Moins stratégique que la transformation digitale, l'environnement est un sujet important pour la marque. Parmi les "bons" gestes adoptés par 5àsec, on notera ainsi le remplacement des housses plastiques par des housses en lin tissé, mais également une consigne de cintres qui se généralisera sur tous les magasins, en 2016. "Nous travaillons à faire passer le message écologique auprès de nos clients", relève Bérénice Durand.

 

Quand Pernod-Ricard transforme ses employés en ambassadeurs

Publié le par

Pour illustrer son rapport annuel, le groupe français a fait appel à un artiste chinois qui a photographié les employés sur des lieux emblématiques de la marque. Ou comment transformer un impératif administratif en une campagne artistique.

© Li Wei pour Pernod Ricard Devant le siège social de Pernod S.A à Créteil

C'est devenu une tradition. Depuis 1975, Pernod Ricard s'associe à un artiste pour illustrer le rapport annuel du Groupe. En 2015, c'est le photographe Li Wei qui a été sollicité pour la quarantième campagne artistique de Pernod Ricard. Cet artiste chinois est connu pour faire "voler" ses sujets en l'air, suspendus par des câbles. Il en résulte des photographies aériennes et originales.

Ont posé pour cette photo : Nicolas Tracz (Digital), Lucile Robin (Marketing), Frédéric Prisset (Sales), Marie Maggioli (Marketing), Patrick Venot (Sales)

 

Médias sociaux : « LinkedIn est LA plateforme à mettre en oeuvre pour le BtoB »

  • Emarketing.fr : Existe-t-il encore des différences entre le BtoB et le BtoC quant à l'utilisation des médias sociaux ?

Hervé Kabla, directeur général de Be Angels : Les techniques d'animation de la communauté tendent à devenir similaires, mais deux aspects diffèrent : les outils utilisésLinkedIn pour le BtoB Vs. Facebook pour le BtoC -, ainsi que le public à qui s'adressent les marques, extrêmement ciblé. De plus, les entreprises du BtoB poursuivent un objectif distinct de leurs homologues BtoC : la génération de leads. Le but de l'utilisation des réseaux sociaux est donc de susciter de l'intérêt afin de générer du trafic et, ainsi, réussir, via de l'IP tracking, à identifier les entreprises visiteurs. Ce trafic qualifié pourra ensuite être utilisé par les forces de vente.

  • Outre la génération de leads, quels sont les enjeux d'une présence sur les médias sociaux ?

L'un des objectifs est d'alimenter ses contacts en contenus, et, ainsi, de faire remonter des insights à différents services de l'entreprise ou de co-créer des offres. Autre intention : faire du leadership, à l'instar du blog de Jonathan Schwartz, l'ancien dirigeant de Sun Microsystems. Quant à la notoriété, celle-ci ne se crée pas avec les réseaux sociaux, mais ils l'améliorent, en offrant une fenêtre d'expression autrefois plus difficile d'accès.

  • Comment bien utiliser les réseaux sociaux ?

Il n'existe pas de recette miracle, mais des astuces que les salariés d'entreprises du B to B peuvent assimiler. Il faut savoir que la bonne utilisation des médias sociaux est une question de temps : plus on les utilise, plus on progresse. Pour une équipe marketing, le travail doit porter sur la production de contenus ; quand les ventes seront davantage axées sur la capacité à diffuser les messages et à toucher leur cible. Autre bonne pratique : bien se présenter sur son profil, via le résumé, notamment Enfin, il ne faut pas oublier de connecter les réseaux utilisés avec le CRM, au risque de voir, sans cela, celui-ci s'appauvrir.

  • Quels médias sociaux faut-il privilégier en BtoB ?

LinkedIn est LA plateforme à mettre en oeuvre : il est nécessaire d'y travailler son profil, de développer son réseau et d'apprendre à utiliser le moteur de recherche, sans oublier Slideshare. C'est un outil d'aide à la vente pour les commerciaux. Viadeo est encore une carte à jouer sur certains marchés, notamment pour du recrutement en province. Facebook est à envisager en retargeting, via la régie publicitaire et Twitter dans un objectif de corporate branding, afin de travailler sa visibilité – mais pas ses ventes. Le blog est intéressant en production de contenus. Enfin, il ne faut pas négliger les achats médias pour augmenter son nombre d'abonnés.

EasyJet fête ses 20 ans

Née le 10 novembre 1995, la compagnie aérienne easyJet souffle, en ce 10 novembre 2015, ses 20 bougies d'anniversaire. A cette occasion, la marque lance une campagne qui capitalise sur le lien qu'elle a réussi à créer avec les générations qui, dans les années 90, ont vu éclore Internet et les premiers sites web.

Rappeler les fondamentaux de la marque

La campagne s'articule autour d'un plan média, un jeu facebook, et deux vidéos parodiques qui reprennent les codes culturels des années 90 : vocabulaire, musique techno et bandanas fluos. Une campagne d'emailing personnalisée, retraçant les différents trajets effectués par les voyageurs avec easyJet, est également prévue. Avec les vidéos (voir ci-dessous), l'objectif est, d'une part de créer un lien affectif avec une marque qui se moque d'elle-même, en montrant ce qu'auraient pu être ses spots Tv à l'époque. Et de rappeler d'autre part que l'innovation est inscrite dans l'identité d'easyJet : " en 1998, trois ans après sa création, easyJet sortait son site internet. C'était une vraie révolution à l'époque ", explique François Bacchetta, directeur général d'easyJet France.

Aujourd'hui première compagnie aérienne d'Europe en termes de réseau, easyJet tient aussi à rappeler à travers ces vidéos l'audace dont elle a fait preuve à l'époque en pariant sur le low-cost, avec le fameux slogan : "volez pour le prix d'un jeans".

Fédérer les consommateurs autour d'un lien générationnel

Cette campagne, orchestrée par l'agence Grenade & Sparks, s'inscrit dans la lignée des précédentes campagnes, " Génération easyJet " lancée fin 2013 et " Déjà 20 ans " initiée en septembre 2015. Point commun de ces campagnes : la volonté la marque de se rapprocher de cette génération qui l'a vu naître et de se positionner comme le partenaire des expériences de voyage. Ces deux nouvelles vidéos veulent être des souvenirs que l'on regarde en famille, en souriant avec nostalgie devant le temps qui passe.

Spot de la campagne Tv "Déjà 20 ans" :

Michel Campan : « Les marques de luxe sont entrées dans l’ère du digital service »

  • Les marques de luxe ont-elles connu une digitalisation tardive ?

Pas toutes. Certaines marques de luxe ont vite perçu l'opportunité que représente le digital, à l'instar d'Hermès, qui a ouvert l'un des premiers sites de vente en ligne, à l'aube des années 2000. Depuis 15 ans, le digital imprime une profonde transformation de l'industrie du luxe, une transformation de l'usage, portée par les utilisateurs. Ainsi, le secteur, en contact permanent avec l'international, apprend et évolue avec les cultures étrangères, et notamment asiatiques, plus mobiles et installées dans le service que l'Europe. Après l'e-commerce et les réseaux sociaux, les marques de luxe sont donc entrées dans l'ère du digital service.

  • Quels sont, aujourd'hui, les enjeux d'une stratégie digitale pour les marques de luxe ?

Ma conviction est que le service et la mobilité doivent être au coeur de leur stratégie de développement. Les enjeux sont liés aux points de vente : un produit sur deux est acheté en déplacement. D'où la nécessité d'investir des réseaux sociaux comme WeChat, plateforme de services et de commerce chinoise née et pensée pour le mobile. De plus, dans un contexte de perte de puissance­ du support publicitaire, le digital permet la diffusion, sur sa plateforme ou sur les réseaux sociaux, de contenus originaux pour découvrir la marque.

  • Le digital est une caisse de résonance : les marques craignent-elles pour leur réputation ?

Plus que du côté de l'e-réputation, plutôt bien gérée par les marques de luxe, les craintes se situent au niveau des prix. Le Web nivelle l'industrie du luxe, en imposant aux marques d'harmoniser leurs tarifs au niveau mondial. Or, on le sait, jusqu'à présent, il est moins cher d'acheter à Paris qu'en Chine, où les produits de luxe sont lourdement taxés. Cela impose donc de se différencier d'une autre manière. Seul le retour à l'artisanat, à la main, au temps… est de nature à recréer cette rareté constitutive du luxe.